Atlas IGN 2026 : la forêt, un écosystème essentiel sous pression
Communiqué de presse - 15 septembre 2026
Comme chaque année depuis 2022, l’IGN publie son nouvel atlas « Cartographier l’anthropocène ». En tant que vigie de la forêt française, l’institut consacre l’édition 2026 à cet écosystème si précieux, mais mis à l’épreuve par l’intensification des sécheresses, incendies, maladies, etc. Illustré de nombreuses cartes inédites, mais aussi d’images satellites, de photographies aériennes et d’infographies, l’atlas présente un état des lieux des connaissances sur les forêts françaises, leur évolution, leurs fonctions ou encore leur état de santé, fondement de tous les débats et de l’action publique.
Opérateur de référence de l’information géographique et forestière, l’IGN a souhaité consacrer son nouvel atlas « Cartographier l’anthropocène » à la forêt française. Dans un contexte marqué par la multiplication des pressions, que la sécheresse et les incendies de cette année sont venus confirmer, ce nouvel ouvrage propose un regard nouveau sur cet écosystème, aussi précieux que vulnérable, pour mieux le connaître et le préserver.
La forêt couvre 41 % du territoire national (hexagone, Corse et DROM) et remplit de nombreux rôles essentiels tels que la régulation du climat ou le stockage du carbone, mais aussi des fonctions socio-économiques en alimentant la filière bois ou comme espace de loisirs. Face aux menaces qui pèsent sur elle, les attentes de la société sont nombreuses et les débats complexes.
Un outil pour éclairer les débats et l’action publique
Quels équilibres trouver entre production, protection de la biodiversité et usages du grand public ? Comment adapter les massifs forestiers face à l’évolution du climat ? L’atlas de l’IGN rassemble les connaissances scientifiques les plus actuelles pour éclairer ces questions.
Après une première partie pédagogique, l’atlas brosse le portrait, cartes à l’appui, des forêts de l’Hexagone, de la Corse et des DROM. Les deux parties suivantes décryptent les multiples fonctions remplies par nos forêts, puis les dangers qui les guettent. Une quatrième partie permet de découvrir les méthodes et technologies que l’IGN déploie pour mieux les connaître et suivre leurs évolutions, avant une rubrique finale dédiée à la forêt comme espace du sensible et de l’imaginaire.
Au fil des pages illustrées de nombreuses cartes exclusives, images satellites, photographies aériennes, illustrations et infographies, l’atlas met en lumière le travail de l’IGN et de ses partenaires. Missions de terrain, données aériennes ou satellitaires, relevés LiDAR HD, modélisations spatiales, modèles d’intelligence artificielle et travaux communs au sein de l’Observatoire des forêts françaises contribuent aujourd’hui à produire une information forestière robuste au service de l’action publique, dans le domaine de l’adaptation au changement climatique notamment.
Découvrez l’atlas 2026 « Cartographier l’anthropocène : la forêt » sur le site de l’IGN.
Par son climat, son relief, son histoire, chaque département possède une forêt particulière. Si les feuillus sont très souvent majoritaires, certains départements se singularisent par leur forêt de conifères. On notera aussi le gradient du taux de couverture par la forêt : du nord-ouest faiblement forestier jusqu’au sud-est beaucoup plus recouvert ! Les espaces fortement bouleversés sont aussi visibles en Gironde ou dans les Landes : les zones de « Jeune peuplement indéterminé » correspondant à des changements brutaux récents (incendies, tempêtes…), dont la forêt se remet progressivement. © IGN
Après l’incendie de La Teste-de-Buch, la nature reprend ses droits avec l’apparition d’espèces pionnières, c’est-à-dire ici les premiers organismes à coloniser un milieu après une telle catastrophe. Mais cela ne garantit pas forcément le retour rapide d’une forêt plus résiliente. C’est pourquoi, les différents acteurs forestiers accompagnent cette reprise, en évacuant le bois mort (parfois encore exploitable) pour lutter contre la prolifération des scolytes, en débroussaillant pour permettre aux jeunes pousses de pins de se développer et, enfin, en plantant de nouveaux semis, avec une plus grande part d’essences résistantes aux incendies, comme le chêne-liège. © IGN
Les forêts françaises jouent un rôle clé dans l’atténuation du changement climatique : en croissant, les arbres absorbent le CO₂ de l’atmosphère et le stockent dans leur bois. Au total, 1 350 millions de tonnes de carbone sont ainsi séquestrées dans les arbres vivants. Toutefois, au gré des événements comme les crises sanitaires, les tempêtes mais également le vieillissement des forêts, le stock peut localement reculer ou, au contraire, accélérer lorsqu’une forêt se reconstitue. © IGN
Les formations végétales forestières de la Guadeloupe. Les îles françaises des Petites Antilles, boisées à 44 % pour la Guadeloupe, recèlent une biodiversité forestière sans équivalent au sein du territoire national. Là où la BD Forêt cartographie la forêt espèce par espèce en France hexagonale et Corse, une telle approche devient impossible outre-mer : la Guadeloupe compte près de 400 espèces d’arbres, soit deux fois plus que l’Hexagone, sur un territoire 300 fois plus petit. © IGN
La carte d’état-major levée au XIXe siècle témoigne d’une couverture forestière de moitié inférieure à celle que nous connaissons aujourd’hui. En deux siècles, la déprise rurale, la moindre exploitation du bois d’œuvre ou d’énergie, de même que des politiques de plantation ou de reboisement ont en effet permis à la forêt de regagner du terrain. Mais cette très forte extension, toutefois moins marquée dans le quart nord-est de la France, n’a pas toujours été linéaire ! Par exemple, la Loire-Atlantique a perdu plus de la moitié de ses boisements d’autrefois, et 70 % des surfaces actuelles n’existaient pas il y a cent cinquante ans. © IGN
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Mis à jour 15/09/2026






