Le pouvoir des cartes pour représenter le monde
De la projection de Mercator, bien connue, à la Terre vue par un poisson, découvrez le monde à travers différents regards !
Cependant, elle crée d’importantes déformations dès que l’on s’éloigne de l’équateur (où l’échelle est exacte) et la position des différents continents aboutit à une mise en avant des terres du nord au détriment de celles du sud. De fait, cette projection conduit à centrer la carte sur les grandes puissances maritimes de l’époque : l’Espagne, le Portugal, la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas.
Présentée en 1906 par le cartographe allemand Max Eckert, la projection Eckert IV propose une représentation du globe qui minimise les déformations des surfaces des continents et des océans, quelle que soit la latitude.
La forme générale de la carte, au contour arrondi, contribue à réduire les distorsions aux hautes latitudes. Les parallèles y sont représentés sous la forme de lignes droites, tandis que les méridiens sont courbés, à l’exception du méridien central qui reste rectiligne. En contrepartie, les formes et les angles ne sont pas conservés, notamment à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur. Les régions polaires apparaissent ainsi aplaties. A l'instar de la projection Equal Earth (soutenue par l’Union Africaine) dont elle est proche, cette projection donne une vision plus équilibrée des continents que celle proposée par la projection Mercator.
En l’absence de définition des paramètres utilisés par Stuart McArthur dans les outils de cartographie modernes, cette carte s’en rapproche en utilisant la projection stéréographique de Gall, puis en inversant la position du nord et en choisissant un méridien central à 155°E. Cette projection cylindrique aphylactique (qui ne préserve ni les angles, ni les surfaces, ni les distances) place la tangente entre le globe et le cylindre à 45°N et 45°S.
Cette carte est une inspiration de cette projection, le modèle ne semblant être disponible dans aucun logiciel. C’est donc une projection approchante qui est ici présentée : projection transverse cylindrique équivalente, avec un méridien central à 70°E (où l’échelle est exacte) et un facteur d’échelle de 0.8. La projection originale minimise les aplatissements de la pointe de l’Afrique et de l’Australie et n’est pas de forme rectangulaire.
Elle a la particularité de limiter les déformations par rapport à d’autres projections grâce à sa forme qui est un icosaèdre (polyèdre à 20 faces triangulaires). Toutefois elle ne conserve ni les angles ni les surfaces (projection aphylactique). De par sa construction, elle ne possède pas d’orientation unique, et l’échelle n’est exacte que le long des arêtes des faces du solide.
La carte basée sur la projection de Spilhaus utilise une version approchante, basée sur la projection Adams Square II. Mise au point récemment pour l’implémenter dans des logiciels de cartographie, cette projection conforme reprend toutes les caractéristiques de la projection originale de Spilhaus et réduit les déformations sur les océans.
Mis à jour 08/09/2026














