L'altitude, les températures et le cumul de pluies sont ainsi des facteurs déterminants de cette diversité. On définit ainsi plusieurs « ombroclimats » selon un indice qui reflète la quantité d'eau globale consommable par la végétation en lien avec la température. On définit par ailleurs plusieurs « étages thermiques de végétation » spécifiques au climat tropical en vigueur à la Réunion ; chacun est caractérisé par des conditions thermiques spécifiques à son altitude.
Les écosystèmes réunionnais sont le creuset d'une biodiversité exceptionnelle, classée depuis 2010 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Rien que pour la flore vasculaire (plantes dotées de vaisseaux qui leur permettent de transporter l'eau et les nutriments), on recense près de 250 espèces endémiques strictes. Malheureusement, plus d'une centaine sont aujourd'hui menacées d'après la liste rouge nationale de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ; le Latanier rouge, la liane savon, le bois de papaye, le palmiste de Roussell, l'hétérochénie de Bourbon ou encore l'euphorbe de Gol sont ainsi classés en danger critique d'extinction !
D'où l'importance d'inventaires naturalistes réguliers, afin d'enrichir nos connaissances sur ces espèces et nous aider à les protéger.
D'où l'importance aussi des plateformes du Système d'Information de l'Inventaire du Patrimoine Naturel (SINP), comme Borbonica à la Réunion, afin de partager ces connaissances !
*Le programme de cartographie prédictive CarHab est porté par l'IGN, l'OFB, le MNHN, le CNRS, l'IRD, le réseau des Conservatoires Botaniques Nationaux (CBN) et l'EVS UMR 5600 Université Jean Monnet Saint-Etienne.