Géocube

Lettre IGN MAG +

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Géocube

Le laboratoire d'optoélectronique, de métrologie et d’instrumentation (Loemi) de l'IGN a développé un récepteur GPS autonome ultra-compact, ultra-précis… et grégaire. Fonctionnant en réseau, le Géocube révolutionne la surveillance des glissements de terrain, des mouvements des glaciers ou des ouvrages d’art.

Géocube

Le Géocube est un appareil ultrasensible, bardé de capteurs et pouvant détecter avec une très grande précision le moindre mouvement de terrain. Et parce qu’il est simple, il est révolutionnaire.

La technologie est basique. Elle comprend une carte module GPS, une carte microcontrôleur, une carte mémoire incluant un microprocesseur et une carte radio permettant aux Géocubes de communiquer entre eux.

Surveillance des glissements de terrain

Les premiers tests ont été réalisés sur un glissement de terrain : le site de Super-Sauze, au-dessus de Barcelonnette. Ce sont le Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) Normandie centre et l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) qui ont sollicité le Loemi.

L’Observatoire multidisciplinaire des instabilités de versants (OMIV) surveille entre autres quatre glissements de terrain dans les Alpes : Séchilienne, la Clapière, Super-Sauze et Mas d’Avignonet. 18 Géocubes ont été installés à Super-Sauze pendant deux mois, à l’été 2012. L'OMIV envisage maintenant d'équiper les quatre sites pour une longue durée afin d’améliorer la surveillance de ces glissements de terrain.

GéocubeLe Géocube et son panneau solaire sur le glissement de terrain de Super-Sauze près de Barcelonnette.
Les mouvements constatés sont de l'ordre de 1 cm par jour.

Surveillance des glaciers

Les premiers tests sur glacier ont été menés sur le glacier d’Argentière. 15 Géocubes ont été fixés sur des tiges plantées dans la glace. L’université de Savoie travaille sur l’aspect glaciologie et a installé des réflecteurs, points de repère pour les images satellites radar. Les données satellitaires récupérées par l’Université de Savoie vont être croisées avec les informations fournies par le Géocube. Le but est de suivre l’évolution du glacier dans le temps et en fonction des conditions climatiques.

GéocubeGéocube sur le glacier d’Argentière.
Les cônes servent de repère pour le suivi photogrammétrique.

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Lire l'article complet sur le Géocube d'IGN Magazine n°73

Mis à jour le 
15/06/2016