L'IGN sans frontières
L’interopérabilité revient comme un leitmotiv lorsque l’on évoque les projets transfrontaliers de l’IGN. La priorité aujourd’hui est, en effet, de contribuer à l’intégration de l’information géographique au niveau européen.
Cette intégration est l’objectif de la directive Inspire. Celle-ci vise à faciliter l’accès à l’information géographique européenne du Portugal à l’Estonie et de la Laponie à Chypre et Malte.
Malgré l’effacement progressif des frontières, la géographie garde toute sa place. Elle joue même un rôle de plus en plus important pour planifier les activités humaines ou pour en révéler les retombées.
A cet égard, la
nation est un cadre étroit à l’heure de l’unification européenne et de la
mondialisation économique. La coopération, la mise en commun des données et
leur interconnexion s’imposent.
Cette « mutualisation » est favorisée par les
progrès des techniques géographiques, grâce à l’informatique et aux satellites.
Parallèlement, et indépendamment de l’Union Européenne, les agences nationales de cadastre et de cartographie de tout le continent se sont regroupées dans l’association EuroGeographics.
Elle propose d’ores et déjà des produits communs « eurocompatibles ».
La dimension européenne des activités de l’IGN concerne aussi le GMES (Global Monitoring for Environment and Security), un programme utilisant les observations de la Terre depuis l’espace. Il permettra à terme d’étayer les politiques environnementales, ainsi que l’organisation de la protection des biens et des personnes. Par exemple, en cas de catastrophe naturelle.
Par ailleurs, le partenariat bilatéral, mis en place entre l’IGN et le canton de Genève, est un bon exemple de coopération transfrontalière fructueuse au-delà des frontières des 27. Il s’agit avant tout d’élaborer un « référentiel transfrontalier » afin de pouvoir échanger les données et répondre aux applications transfrontalières.





