La recherche IGN
L’objectif de la recherche de l’IGN est d’une part de produire des connaissances académiques de fond pour l’ensemble de la communauté de l’information géographique, d’autre part de mener à des projets de développement visant notamment à moderniser l’Institut. Pour rester à la pointe de l’innovation, l’IGN peut compter sur quatre équipes de chercheurs qui font autorité dans les disciplines scientifiques de l’information géographique.
- Préparer les innovations de demain
- Quatre projets conventionnés avec l'ANR
- De la recherche à l'opérationnel
- Pôles de compétitivité
- Présence internationale
- Thèses et habilitations
Préparer les innovations de demain
Travaillant dans des domaines aussi variés que la conception d’instruments de mesure spécialisés, le traitement d’image, la géodésie spatiale ou l’automatisation de la généralisation cartographique, les quatre laboratoires du service de la recherche de la direction technique de l’IGN se consacrent à des sujets de recherche qui font écho aux grandes activités de l’IGN : production, diffusion et utilisation de l’information géographique.
Ces laboratoires sont impliqués dans de nombreuses collaborations nationales et internationales et associés à l’Ecole nationale des sciences géographiques (ENSG) dirigée par l’Institut. Ils travaillent sous l’égide d’un comité scientifique et technique, lequel a été recomposé en 2008 pour offrir une représentation plus large de l’administration et des personnalités externes. La recherche à l’IGN est très largement une recherche finalisée voire, pour certaines activités, une recherche technologique. Ses orientations sont influencées à la fois par l’amont, les nouvelles offres technologiques prévisibles qui vont rendre possibles de nouvelles recherches,et l’aval, les besoins de l’IGN et de la société.
Les activités de recherche de l’Institut font l’objet d’une programmation actualisée tous les 5 ans : c’est le schéma directeur de la recherche et des développements.
Le dernier a été adopté en 2005 par le conseil d’administration de l’IGN après un avis favorable du comité scientifique et technique. Il couvre la période 2006-2010. En plus de cette recherche planifiée, les équipes de l’IGN, comme celles de tous les organismes scientifiques français, sont parties prenantes ou pilotes de projets de recherche financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR), par l’Union européenne ou dans le cadre de pôles de compétitivité.
4 laboratoires, 68 chercheurs dont 20 doctorants
- COGIT : Le laboratoire COGIT (Conception Objet et Généralisation de l'Information Topographique) étudie les problématiques liées à l'utilisation des données topographiques vectorielles. Le bilan d'activités du COGIT pour la période 2006-2008, le CAC 68 vient d'être publié ... bonne lecture !
- MATIS : Le laboratoire MATIS (Méthodes d'Analyses et de Traitement d'Images pour la Stéréo-restitution) mène des recherches contribuant à l'amélioration de la production (et de la mise à jour) des bases de données (image ou vecteur), actuelles et futures à partir des données images "brutes". Il dirige de nombreuses actions de soutien envers les services de production de l'IGN et bénéficie d'un partenariat fort avec de nombreux autres laboratoires ou entreprises, en France ou à l'étranger.
- LOEMI : Le laboratoire LOEMI (Laboratoire d'optique et de Micro-Informatique) développe des instruments spécifiques aux travaux de l'IGN aussi bien pour sa production que pour sa recherche. Il dispose de compétences allant de la conception mécanique au développement informatique en passant par l'optique et l'électronique.
- LAREG : Le laboratoire LAREG (Laboratoire de Recherches en Géodésie) est une unité de recherche couvrant plusieurs secteurs importants de la Géodésie. Ce laboratoire installé au sein de l'ENSG sur le campus universitaire de Marne la Vallée bénéficie d'un partenariat fort avec le service de la Géodésie et du nivellement de l'IGN, ainsi qu'avec le Groupe de Recherches en Géodésie Spatiale (GRGS) et de nombreux autres laboratoires français et étrangers.
Quatre projets conventionnés avec l'Agence nationale de la recherche
Remarqués pour leur qualité scientifique, quatre projets de recherche de l'IGN ont été sélectionnés en 2007 par l’Agence nationale de la recherche (ANR).
Deux d’entre eux concernent le traitement d’images : iTOWNS et CityVIP. Ils ont pour objet l’amélioration de la modélisation de la ville et complètent utilement les études consacrées à BATI-3D.
iTOWNS vise la mise au point d’une nouvelle génération d’outils multimédias sur le Web, associant un navigateur 3D (comme celui du Géoportail, de Google Earth ou de Microsoft live Earth) à un moteur de recherche basé sur une indexation des données images par le contenu.
CityVIP s’intéresse à la maîtrise de la gestion des déplacements et des transports dans le domaine urbain, plus particulièrement dans les centres-villes à accès réglementé, qui pourraient voir se déployer les futurs véhicules individuels publics (VIP). Les deux autres projets (GEONTO et GeOpenSim) se fondent sur la gestion de bases de données.
GeOpenSim développe une plate-forme open source permettant de simuler des évolutions de tissus urbains en se basant sur des données topographiques vectorielles.
GeOnto vise à créer automatiquement des taxonomies géographiques par analyse automatique du langage, à partir, d’une part, des spécifications des bases de données IGN, et d’autre part, d’un corpus de récits de voyage.
De la recherche à l’opérationnel
Certains résultats directs ou indirects de la recherche de l’IGN font l’objet de projets de développement : les ingénieurs aidés par les chercheurs mettent alors au point une technique, un appareil ou un logiciel utilisable facilement en conditions opérationnelles
« industrielles ». C’est par exemple le cas d’une nouvelle caméra numérique aéroportée qui a fait son premier vol en 2008 et dont le développement repose sur des recherches du début des années 2000. Celles-ci trouvent aussi un prolongement auprès de l’ONERA (Office national d’études et de recherches aérospatiales) dans le cadre de travaux sur le profilage de capteurs satellites. Les recherches de l’IGN ont également fortement contribué à la concrétisation des très innovants programmes BATI-3D® et Litto3D®. Le premier est un logiciel permettant la modélisation 3D des villes à partir de prises de vue aériennes. Le second correspond à un programme commun à l’IGN et au SHOM portant sur la modélisation 3D du littoral français.





